Les meilleurs documentaires true crime, par plateforme

Où vivent les vrais grands documentaires true crime, classés par service de streaming — Netflix, HBO, Hulu et au-delà.

Par Indian Point Film Editorial 14 janvier 2021 5 min de lecture
A dark, cinematic interior

Le true crime a dévoré le documentaire télé, et le résultat est un déluge : pour chaque The Jinx, dix séries à reconstitutions bon marché qui étirent une affaire mince sur six épisodes. J’aime le genre et je suis fatigué de le défendre, alors voici ma réponse concrète — les films et séries dont je me porte garant, classés selon l’endroit où vous les trouverez vraiment. La qualité plutôt que le décompte des cadavres.

J’en ai évoqué quelques-uns dans mon tour d’horizon des documentaires Netflix, mais le true crime mérite sa propre carte. Les lieux de diffusion changent ; vérifiez sur JustWatch avant d’y consacrer un week-end.

Sur Netflix

Making a Murderer (2015, Laura Ricciardi & Moira Demos)

La série qui a fait du true crime une obsession nationale. Dix ans d’accès à l’affaire Steven Avery, exhaustive jusqu’à l’excès, et impossible à arrêter. Discutable dans son parti pris, mais indéniablement le tournant moderne du genre.

The Keepers (2017, Ryan White)

Une affaire classée — le meurtre d’une religieuse de Baltimore — rouverte par ses anciennes élèves des décennies plus tard. Davantage sur la défaillance institutionnelle et le courage des survivantes que sur le crime lui-même. Cette rare série true crime dotée d’une conscience.

American Murder: The Family Next Door (2020, Jenny Popplewell)

Construit entièrement à partir de SMS, de réseaux sociaux et d’images de police, sans le moindre intervenant face caméra. Une expérience formelle qui rend les meurtres de la famille Watts insoutenablement immédiats.

Sur HBO / HBO Max

C’est là qu’atterrit le true crime le plus cinématographique.

The Jinx (2015, Andrew Jarecki)

Robert Durst, héritier de l’immobilier que poursuivent trois morts suspectes, se prête à des entretiens qui culminent dans l’un des moments les plus stupéfiants jamais captés en documentaire. Six épisodes serrés ; aucun remplissage.

La trilogie Paradise Lost (1996–2011, Joe Berlinger & Bruce Sinofsky)

L’affaire des « West Memphis Three », suivie sur quinze ans et trois films. Le premier est un jalon ; ensemble, ils forment une étude de la justice, de la panique morale et de la lente marche vers la vérité.

There’s Something Wrong with Aunt Diane (2011, Liz Garbus)

Un long métrage isolé sur un accident mortel à contresens et une famille incapable d’accepter le rapport toxicologique. Calme, dévastateur, et un cas d’école de retenue.

Sur Hulu

La force de Hulu, ce sont les titres acquis en festival et les minisséries léchées plutôt qu’un fonds de catalogue profond, mais deux titres sortent du lot.

Fyre Fraud (2019, Jenner Furst & Julia Willoughby Nason)

La version Hulu du fiasco du Fyre Festival, sortie quelques jours avant celle de Netflix. C’est la plus fine des deux sur la psychologie de l’arnaque. Voyez les deux ; ils se contredisent.

Captive (2016, collectif)

Une anthologie tendue de prises d’otages reconstituées surtout à partir d’enregistrements de négociateurs et de témoignages de survivants. Procédurale au meilleur sens — plus intéressée par la façon de désamorcer une crise que par le spectacle.

Sur le Criterion Channel et le versant d’auteur

Le true crime n’est pas qu’un produit Netflix. Les racines du genre sont dans le cinéma exigeant, et vous les trouverez là où j’oriente d’habitude les débutants — le Criterion Channel.

The Thin Blue Line (1988, Errol Morris)

Le film qui a sans doute inventé le true crime moderne — et, au passage, fait sortir un innocent du couloir de la mort. Les reconstitutions stylisées de Morris étaient controversées alors, banales aujourd’hui. Vision indispensable.

Capturing the Friedmans (2003, Andrew Jarecki)

Une famille qui se délite sous les accusations, racontée par ses propres films de vacances. Glissant, inconfortable, et bien plus intelligent que le genre ne le permet d’ordinaire.

The Imposter (2012, Bart Layton)

Un escroc français convainc une famille texane en deuil qu’il est leur fils disparu. Layton le raconte avec le brio d’un thriller et la précision d’un documentaire, et plus l’histoire avance, plus elle devient étrange. L’un des films de non-fiction les plus purement divertissants de la décennie — et la preuve que le true crime peut être ludique sans être racoleur. Largement diffusé ; vérifiez JustWatch.

TitreAnnéePlateformeFormat
The Jinx2015HBO MaxMinisérie
Making a Murderer2015NetflixSérie
The Thin Blue Line1988CriterionLong métrage
Paradise Lost1996–2011HBO MaxTrilogie
American Murder2020NetflixLong métrage

Un mot sur le visionnage responsable — et le contrôle qualité

Le true crime a un problème d’éthique que les meilleurs films prennent au sérieux : des victimes réelles, des familles réelles, parfois encore vivantes et en deuil. Les titres ci-dessus méritent pour la plupart leur sujet — ils visent autre chose que le frisson du crime. Les séries à reconstitutions en boucle, en général, non, et je les ai écartées exprès. Mon test grossier : le film traite-t-il les morts comme des personnes ou comme une intrigue ? Si c’est la seconde, passez votre chemin.

La disponibilité, dans ce genre, tourne plus vite qu’ailleurs, car les droits rebondissent sans cesse d’une plateforme à l’autre. JustWatch est le seul moyen fiable de trouver où un titre donné est diffusé. Une fois ceux-ci épuisés, si vous voulez sortir du true crime, les choix plus larges sont sur le hub où regarder, et plusieurs des films cités apparaissent aussi gratuitement sur des services à pub — voyez où regarder des documentaires gratuits.

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